En l’an 1585, Jeanne poursuit le récit de sa vie, persistant à s’adresser aux lecteurs et lectrices du futur, allant jusqu’à les interpeller tant cette période de son existence fut tourmentée.
La haine grandissante. La peur de l’au-delà et la crainte de l’Autre. Et toujours, pour Jeanne, une soif immense de liberté dans un climat houleux :
la guerre sur les frontières, la discorde entre protestants et catholiques, le Parlement de Bordeaux qui s’agite, le roi qui tergiverse, et les morts qui s’enchaînent. Jeanne s’y trouve mêlée, et tout au long de son récit, tente de comprendre, s’interroge et questionne, tout en vivant tant bien que mal de ses talents de couturière. Au cours d’un récit tumultueux, nous la voyons en bute à de sournoises attaques, s’engager dans d’incertains amours, et in fine contrainte de nouer de néfastes alliances afin de sauvegarder ses biens. Le déshonneur la guette, toutefois son audace la conduira vers des liens tant surprenants que passionnés.
Dans Envers et contre tout, Michèle Labbre-Cayla s’attaque aux grandes questions qui traversent l’Histoire jusqu’à nos jours : le respect et l’amour,
mais aussi la haine, l’intolérance, et bien sûr cette emprise des hommes sur le devenir et la liberté des femmes.